Plus de trafic, plus de transactions… et donc plus de fraude ? Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la Peak Season (Black Friday, Cyber Monday) ne s’accompagne pas forcément d’une hausse de la fraude. C’est même le contraire : novembre fait partie des mois où la fraude est la plus basse de l’année en proportion des transactions (données Payplug 2024 - 2025). Côté autorisations, rien à signaler non plus. En 2025, le taux d’acceptation des marchands Payplug est resté stable sur toute la fin d’année, malgré le pic d’activité.
Un sujet autour du paiement mérite en revanche votre attention pour réussir votre Peak Season : l’authentification. En novembre, le taux d’échec ou d’abandon au 3DS atteint son maximum annuel, environ 20 % au-dessus de la moyenne de l’année (données Payplug 2024 - 2025). Autant de paniers perdus avant même l’autorisation du paiement.
Comment réduire cette friction, sans baisser la garde sur la sécurité ? Voici les conseils de Payplug et les retours d’expérience de plusieurs marchands : Figaret, Schott et Café Coton.

Le vrai enjeu de la Peak Season : la friction d'authentification
Novembre, pic annuel des échecs d'authentification
Le taux d’échec ou d’abandon au 3DS atteint son maximum annuel en novembre, selon les données Payplug. +20 % environ par rapport à la moyenne de l’année, et de l'ordre de +50 % par rapport au point bas de l’été.
Ce pic ne s’explique pas par des problèmes techniques, les incidents de la chaîne d’authentification restent stables toute l’année. Il tient vraiment au comportement des clients face à la demande de validation, au moment le plus chargé de l’année.
La bonne nouvelle ? En tant que marchand, vous pouvez agir pour lever cette friction.
Pourquoi l’authentification peut freiner l’achat
Les règles pour les paiements en ligne ont évolué en France ces deux dernières années, avec le plan OSMP, dont le but est de réduire la fraude sur les paiements à distance. Le 3DS est devenu la règle : depuis mai 2025, les paiements qui contournent l’authentification sont systématiquement refusés. Des exemptions sont possibles mais elles doivent passer par le 3DS.
Cela a déjà commencé à porter ses fruits, puisque le plan a contribué à faire baisser la fraude sur les paiements en ligne par carte en 2024 et en 2025 (OSMP). Tous usages confondus, le taux de fraude sur la carte a d’ailleurs atteint son plus bas niveau historique.
En ligne, cette sécurité ajoute cependant une étape au moment du paiement, et donc un risque de friction pour le client. Toutes les transactions ne demandent pas une validation au client pour autant : quand elle juge le risque faible, la banque accorde un paiement sans friction (frictionless). Pour le décider, elle s’appuie notamment sur les données qu’elle reçoit : l’email, l’adresse IP, le navigateur, le nom du porteur, l’adresse de livraison, etc. Plus ces données sont complètes, mieux elle peut évaluer le risque, et plus elle a de chances d’accepter le paiement sans friction.
Agir sur ses exemptions et son parcours de paiement
Premier levier d’action : les exemptions à l’authentification forte. Petits montants, analyse de risque de la transaction : définissez les bons paramètres avec votre prestataire de paiement et transmettez des données complètes pour favoriser le paiement sans friction.
C’est ce qu’a fait Schott, dont le parcours d’achat était ralenti par des demandes systématiques d’authentification forte. Avec le Smart 3-D Secure de Payplug, la part des transactions soumises à l'authentification forte est passée de 70 % à 53 %, tout en maintenant un niveau élevé de protection contre la fraude.
Deuxième levier : votre parcours de paiement. Qu’il s’agisse de vos pages de paiement ou des moyens proposés, tout compte.
Au départ, j’étais peu favorable aux pages de paiement déportées : comme elles ajoutent une étape, je pensais que ça ajouterait également de la friction. Finalement, notre taux d’acceptation est même meilleur qu’avant.
Noémie Rosati, Head of Digital & E-commerce, Figaret
Chez Figaret, la grande majorité des paiements passe par Apple Pay, en ligne comme en boutique. Avec la page de paiement Payplug déportée, autre atout : les clients peuvent payer avec Apple Pay sur ordinateur. Proposer les bons moyens de paiement à vos clients est clé pour un parcours de paiement fluide.
Dernier levier, déjà évoqué par Gautier Toulemonde dans l’article sur la préparation de la Peak Season : vérifiez que votre prestataire de paiement sait relancer automatiquement un paiement refusé (smart retry). Soignez également vos messages d’erreur, pour qu’ils soient compréhensibles par les clients. Un message « solde insuffisant » est plus utile qu’un code d’erreur : le client sait sur quoi agir.
Suivre les bons indicateurs
Taux d'acceptation, taux d'authentification : ce qu'il faut surveiller
Quels indicateurs suivre pendant les pics ? Côté business, le taux de conversion reste la référence.
« Pendant le pic, nous suivons au jour le jour le taux de conversion et notre croissance par rapport à l'an dernier. » - Noémie Rosati, Head of Digital & E-commerce, Figaret
Côté paiement, deux indicateurs sont à suivre de près : le taux d’acceptation et le taux d’échec à l’authentification.
« Un mauvais taux d'acceptation, c'est du chiffre d'affaires en moins, de la frustration client et parfois du support supplémentaire. Ce sont trois éléments qui ralentissent la croissance. » - Yannick Chapard Eyrolle, CTO, Café Coton
Comme l’évoque Yannick Chapard Eyrolle, il ne faut pas non plus négliger les sollicitations de votre service client liées au paiement. Plus vous agissez en amont en paramétrant bien votre parcours avec votre prestataire de paiement, plus vous allégez la pression sur vos équipes pendant les pics.
Un refus de transaction, une authentification mal paramétrée et la conversion s’effondre. Nous observons chaque jour ce paradoxe chez nos clients : des marques qui ne mesurent pas les bons KPIs au moment le plus critique : celui du paiement.
Névine Chatila, E-commerce Beauty Specialist, Payplug
Un enjeu loin d’être anecdotique : chez Schott, le taux d’acceptation est passé de 80 % à 97,22 % après la refonte de son parcours. Chez Café Coton, même tendance : il est passé de 87 % à 98,4 %, ce qui permet à la marque de limiter les abandons liés au paiement.
Après le pic, analyser ses paiements
Une fois le Black Friday passé, le travail n’est pas fini. Prenez le temps d’analyser vos paiements : acceptés, refusés et abandonnés au moment de l’authentification. Croisez ces données par moyen de paiement et canal pour repérer les points de blocage.
Vous pourrez ainsi comprendre des échecs qui semblaient inexpliqués, et ajuster vos exemptions et votre parcours pour le reste de la Peak Season.
Appuyez-vous sur votre prestataire pour lire vos données et ajuster les réglages. Son travail ne s’arrête en effet pas à l’intégration technique. Chez Payplug par exemple, en plus de l’accès à la solution de paiement, les marchands bénéficient d’un accompagnement sur mesure, notamment via des business reviews personnalisées. Elles permettent de faire le point sur vos indicateurs et d’ajuster votre parcours de paiement si nécessaire.
Lors de la Peak Season, le risque n’est pas là où on l’attend. Pas d’explosion de la fraude ou de dégradation des autorisations, mais une friction au moment de l’authentification. Bien paramétrer vos exemptions et votre parcours de paiement, puis analyser après le pic pour ajuster : c’est la clé pour réussir vos ventes de fin d’année.
Une fois votre parcours de paiement optimisé, reste un dernier enjeu, côté marketing cette fois : comment vendre sans brader pendant le pic et fidéliser après ? Rendez-vous dans notre prochain article !
Pour aller plus loin, retrouvez notre checklist Peak Season 2026 et les bons réflexes à adopter pour préparer vos paiements, piloter votre performance et ne laisser aucune vente de côté.
Vous souhaitez faire le point sur votre parcours de paiement avant le Black Friday ?
Les équipes Payplug sont là pour vous accompagner.